LA PORPHYRIES Les porphyries congénitales, dues à une carence d'origine génétique en enzymes permettant la synthèse des hèmes, sont donc des pathologies liées à l'accumulation dans le sang et les tissus de porphyrines. Cette accumulation provoque des troubles systémiques et des intoxications dont les symptômes sont variables. Parmi les symptômes rapportés, on touve notamment une épidermolyse (destruction de l'épiderme) suite à des expositions à la lumière solaire, une coloration des dents et ongles virant vers le rouge (les porphyrines exposées à la lumière sont des pigments violets-rouges), une nécrose de tissus conjonctifs, dont les gencives, faisant ressortir les dents, une croissance anormalement rapide des cheveux ... Ces symptômes ont amené des scientifiques, notamment le biochimiste David Dolphin, à émettre l'hypothèse que l'observation de cas de porphyrie a vraisemblablement étayé et peut être inspiré les mythes du loup-garou et du vampire. Elaine Marieb, dans son ouvrage "Anatomie et physiologie humaines" fait référence au lien entre la porphyrie et ces mythes.L’absorption d’ail peu aggraver la porphyrie ou causer de violentes crises à cause du didulfide diakylique qu’il contient et qui détruit les pigments rouges du sang. Depuis les anciens égyptiens, les qualités thérapeutiques de l’ail étaient bien connues. Vers 4500, les bâtisseurs de Gizeh en consommaient pour se prévenir contre les parasites apportés par les eaux du Nil. De remède contre la maladie, le sens en a dévié, et l’ail est devenu remède contre le Mal. Mais, d’une manière plus pragmatique, peut-être Dracula évitait-il d’en consommer à cause de l’haleine nauséabonde qui aurait pu lui être préjudiciable lors de la chasse de ses victimes...
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